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 Une journée presque parfaite

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Messages : 36
Date d'inscription : 03/03/2013

MessageSujet: Une journée presque parfaite   Dim 21 Avr - 15:43



Une journée presque parfaite



Tout commençait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Lorsque je me levais, un soleil radieux illuminait le ciel. Aujourd'hui, je ne travaillais exceptionnellement que le matin. J'allais pouvoir profiter de mon après-midi entier. Tous les éléments étaient réunis pour me mettre d'excellente humeur. Une fois à la boutique, j'eus la joie d'accueillir tout un tas de clients plus agréables les uns que les autres. Le beau temps avait toujours eu tendance à détendre les gens et à les rendre plus joyeux qu'à l'accoutumé. Alors que la fermeture approchait, je décidais de réfléchir à ce que j'allais faire du reste de ma journée. Il était évident que je ne resterais pas enfermé chez moi. Sur les coups de 13 heures, je sortis de la boutique, toujours indécis sur ce que j'allais faire de mon après-midi. Il y avait décidément trop de choix, ou pas assez. Finalement, le mieux était de me balader dans la ville et de voir sur le coup. Je trouverais certainement quelque chose d'intéressant pour occuper mon après-midi. Après être repassé chez moi, longue promenade débuta alors. En chemin, je croisais quelques connaissances avec lesquelles je parlais une dizaine de minutes. Hormis ceux qui travaillaient encore, tout le monde se trouvait dehors et vaquait à ses occupations. J'interceptais parfois quelques brides de conversations. Je n'y prêtais cependant pas grand intérêt. Je ne faisais plus qu'à moitié attention à ce qu'il se passait autour de moi. Mon cerveau se déconnectait petit à petit, si bien que je mis un certain temps à comprendre où je me trouvais. Le sol avait pris une consistance étrange, beaucoup plus molle que celle de la rue où je marchais auparavant. En baissant les yeux, je vis qu'une étendue de sable se trouvait devant moi. J'étais arrivé à la plage sans m'en rendre compte. Heureusement pour moi, je m'étais reconnecté à la réalité suffisamment tôt pour ne pas finir dans l'eau. Je n'aurais pas eu l'air très malin, surtout avec le monde qui se trouvait autour de moi. Les températures plus que clémentes avaient de toute évidence donnée des envies de baignade et de bronzage aux habitants de l'ile.
Finalement, je décidais de me trouver moi aussi une place et de me poser un petit instant. Une petite pause ne me ferait pas de mal. Une fois de plus, j'entendis la conversation de personnes qui m'étaient inconnues. Ces dernières se trouvaient à quelques mètres de moi. L'une des personnes du groupe, de toute évidence pas très emballée par l'endroit, demandait pourquoi ils n'étaient pas allé ailleurs. Sur le coup, j'en vins à me demander ce que je faisais là moi aussi. Mes pas m'avaient guidés vers la plage, c'était un fait. Mais pourquoi ne m'étais-je pas dirigé vers un autre lieu comme la forêt par exemple ? Peut-être que finalement, je désirais inconsciemment y aller. Après tout, qui dit soleil dit plage. Et ce jeune homme qui semblait mécontent, pourquoi était-il là lui ? Je l'observais pendant une poignée de secondes, puis me résignais. Ma question ne trouverait surement jamais sa réponse, et c'était peut-être mieux ainsi... Ou pas. Mon regard dévia ensuite vers l'étendue bleue formée par la mer. Une planche à voile passa à pleine vitesse dans l'horizon. Il faudrait que je revienne un jour pour essayer. Cet engin avait l'air marrent. Finalement, après avoir observé deux ou trois allez retours de la planche, je décidais de regarder l'heure et de réfléchir à ma prochaine destination. Le cadran de ma montre affichait 16 heures pile. Une envie subite de prendre le thé me vint. Où pourrais-je en trouver ? Très certainement dans un café. Malheureusement, à cette heure-ci, il y aurait trop de monde. Cependant, il devait y en avoir chez moi. La suite de mon programme était donc décidé. Direction la maison pour prendre le thé. De plus, j'avais certainement des choses à y faire. C'est donc avec un grand flegme que je me levais de la place où je me trouvais. Je jetais un dernier regard à la plage avant de commencer à partir. En chemin, je tombais nez à nez avec... Un livre ? Le jeune homme qui marchait devant moi avait dû le perdre. Sans trop réfléchir, je partis lui rendre son bien. Après tout, il devait y tenir.

"Excusez-moi, je crois que c'est à vous."

Je lui tendis le livre avec un grand sourire. Il me fallut quelques secondes avant de me rendre compte que je connaissais la personne qui se trouvait devant moi. Il s'agissait de ce gamin... Comment s'appelait-il déjà ? AH OUI ! Koukei... Koukei Ito, ou quelque chose qui s'en approche. Je ne gardais pas un souvenir très positif de ce jeune homme, mais qui sait. Peut-être que depuis quelques jours, il avait changé. Tout le monde change au cours de sa vie... Ou du moins je crois.


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Messages : 42
Date d'inscription : 21/02/2013

MessageSujet: Re: Une journée presque parfaite   Dim 19 Mai - 9:00

J’étais tranquillement installé sur la plage, occupé à regarder devant moi sans rien dire. Il faisait assez beau aujourd’hui, mais je devais bien avouer que j’avais un peu de mal à apprécier la plage. Il n’y avait personne avec moi. Personne à qui parler, personne avec qui plaisanter. C’était d’un ennui. M’enfin, au moins, la météo avait le mérite d’être bonne aujourd’hui. C’était peut-être pour cette raison que j’avais décidé de venir me poser ici, sur la plage de l’île, alors que je n’avais pas réellement d’idées de ce que j’allais faire de ma journée.

Pour être franc, je m’imaginais facilement que de nombreuses personnes parmi celles présentes en ces lieux avaient du faire de même. Ne pas savoir quoi faire et opter pour une solution qui ne demande pas de grands efforts était bien souvent naturel chez les gens à l’heure actuelle, pas vrai ? Je souriais un peu tandis que je levais les yeux vers le soleil, toujours assis sur la plage, occupé à regarder la mer qui s’étendait devant moi à perte de vue. Cet endroit était réellement agréable, même si je n’avais pas réellement l’impression de m’y amuser.

C’était ça, être Koukei Ito. C’était avoir plein de personnes pour vous adorer, tout autant pour vous détester… Le plus étonnant, c’était quand ces deux caractéristiques se regroupaient en une seule personne. Car oui, cela arrivait d’admirer une personne à un tel point qu’on en vient à la détester. Simplement parce qu’on ne pourrait jamais l’égaler. Ahah, j’aimais savoir que les gens étaient jaloux de moi au point de me détester. Une chose était sûre, c’était que j’étais persuadé que les gens m’adoraient. Après tout, j’étais quelqu’un de très apprécié du monde, même si j’étais exécrable avec bon nombre de personne et me servait d’eux pour obtenir ce que je voulais.

Écoutant les bruits de la plage, les enfants qui jouaient, les adultes et adolescents qui discutaient tranquillement assis sur le sable et la mer qui roulait doucement en contrebas, je ne pus m’empêcher de sourire un peu plus. C’était quand même très agréable, en fin de compte. Je ne pouvais pas me lasser d’un sentiment aussi agréable que celui-là. Pour cette raison, je gardai les yeux fermés sous mes lunettes de soleil. Parce que oui, avec un temps aussi agréable et un si beau soleil, je ne pouvais que les avoir emmenées avec moi

On pouvait le dire, je m’y croyais pas mal. Je n’étais peut-être qu’un étudiant, mais j’étais quelqu’un d’important, oui oui, très important même, du moins à mes yeux. J’étais une personne désagréable, égoïste, égocentrique mais, au final, je n’y pouvais rien, j’avais toujours été ainsi. Je souriais donc, installé au soleil, laissant le temps passer en ne pensant à rien.

Jamais je n’avais été une personne qui se compliquait la vie. Mes parents m’avaient toujours donné tout ce que je voulais pour combler leur absence, il en était de même pour les autorisations. La seule qui tentait de me raisonner était la personne qui s’occupait de moi en l’absence de mes parents. Cette femme était tellement bizarre parfois que je me demandais comment elle pouvait encore travailler chez moi… Parfois je craignais même qu’elle magouille des choses sans nom dans mon dos…

En parlant de cette vieille harpie, voilà que celle-ci faisait sonner mon téléphone portable. Je poussai un profond soupir. J’étais tellement tranquille, pourquoi venait-elle me déranger dans un moment de si grand calme, un moment si agréable à mes yeux ? Je poussai un profond soupir, me redressant un peu, les coudes dans le sable et, au bout de la troisième fois, je me décidai à répondre, m’adressant à elle d’un ton sec, et cela sans remord.

Elle me demanda ainsi de rentrer.

Rentrer ? À une telle heure ? Il faisait tellement beau, pourquoi aurais-je du rentrer chez moi aussi tôt ? Je poussai un profond soupir une fois le téléphone rangé dans mon sac, me redressant avant d’enlever le sable qui s’était posé sur moi. Quelques minutes plus tard, je prenais la direction de la route, remarquant au passage un livre égaré dans le sable ainsi qu’une personne s’en éloignant, mais préférant de loin le laisser là : cette personne n’avait qu’à être plus prudente avec ses affaires la prochaine fois. Je haussai donc les épaules, recommençant mon chemin, ce jusqu’à ce qu’une personne vienne m’interpeler. Je me retournai au bout de quelques secondes.

Un garçon au sourire benêt se trouvait désormais devant moi et brandissait sous mon nez le livre que j’avais si soigneusement ignoré quelques secondes plus tôt. Décidément, certaines personnes n’avaient pas les yeux en face des trous… Avais-je réellement l’air d’une personne qui lit calmement sur la plage ? Non, j’étais venu ici pour profiter du soleil et de la mer, pas pour m’installer et jouer aux rats de bibliothèque qui tentent de passer pour des gens cools. Non, moi je l’étais réellement. J’étais le symbole même de l’attitude décontractée et cool, j’étais Koukei Ito, pas Jimmy Neutron. Je fermai les yeux et poussai un petit soupir avant de m’adresser à ce garçon qui venait de me dire que j’avais du faire tomber le livre.

« J’ai vraiment l’air de quelqu’un qui lit sur la plage ? »Avais-je demandé en riant un peu.

Non, je n’étais pas du genre à dire les choses avec des pincettes. J’étais trop franc, trop direct, trop prétentieux et tout ce qui s’en suit. Mais, au fond, je ne vivais plutôt bien, cet égocentrisme exacerbé et insupportable. Par contre, je n’étais pas vraiment sûr que les personnes comme ce garçon étaient capables d’apprécier à sa juste valeur ma personnalité si exceptionnelle. Franchement, ils ne savaient pas ce qu’ils manquaient en m’insultant et en refusant d’admettre ma supériorité. J’étais tellement classe à côté d’eux.

« Bref, c’est pas à moi tu t’es trompé. »

Si j’avais été un minimum attentif à l’éducation que l’on m’avait donnée, j’aurais sans doute été au courant qu’un « merci quand même » n’aurait pas été de trop dans cette situation. Malheureusement pour mon interlocuteur, j’étais du genre enfant gâté jusqu’à en pourrir, alors je n’avais pas réellement prêté attention aux préceptes de politesse qui m’avaient été donnés durant mon enfance, c’était, comment dire… très peu pour moi ?
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